
Assurance taxi : couvrir votre licence, votre véhicule et votre activité
La licence assurée à sa valeur, un véhicule de remplacement qui vous laisse travailler, et une ligne directe le jour de l’immobilisation.
À retenir
- Un taxi ne s’assure pas comme un VTC : le véhicule porte des équipements réglementaires que le contrat doit mentionner, et l’autorisation de stationnement peut avoir une valeur à couvrir.
- L’usage « transport de personnes à titre onéreux » doit figurer au contrat : souscrit en usage privé, le même véhicule laisse le sinistre sans garantie.
- Un véhicule de remplacement sans taximètre ni lumineux ne vous autorise pas à exercer : la nature du véhicule prêté compte autant que la durée du prêt.
- Le transport de malades assis est une activité distincte, à déclarer même lorsqu’elle reste occasionnelle.
Ce que nous entendons le plus souvent
Votre véhicule est immobilisé
Un véhicule de remplacement ordinaire ne porte ni taximètre ni lumineux, donc ne vous autorise pas à travailler. Chaque jour d’atelier devient un jour sans course.
La licence disparaît avec le véhicule
Si votre autorisation a une valeur de revente, un vol ou une destruction du véhicule ne l’efface pas — mais tous les contrats ne la couvrent pas, et rarement sans plafond.
Le sinistre tombe hors usage
Un contrat souscrit en usage privé ne répond pas d’un accident survenu avec un passager payant à bord. La garantie se juge sur l’usage déclaré, pas sur la plaque.
Vous conduisez douze heures par jour
L’exposition d’un chauffeur n’est pas celle d’un particulier. La garantie du conducteur est le poste que l’on découvre le plus souvent après coup.
Assurance taxi, précisément
Sur cette page, « assurance taxi » désigne les contrats nécessaires à l’exploitation d’un taxi en France : l’assurance du véhicule en usage transport de personnes à titre onéreux, la couverture des équipements réglementaires et, lorsque l’autorisation de stationnement est cessible, de sa valeur, ainsi que la responsabilité civile professionnelle de l’exploitant.
À ne pas confondre avec
- l’assurance VTC
- Le VTC travaille sur réservation préalable, sans maraude ni autorisation de stationnement. L’exposition au risque et les postes à garantir diffèrent.
- l’assurance d’un véhicule particulier
- Transporter un passager contre rémunération est un usage déclaré au contrat. Le même véhicule assuré en usage privé laisse le sinistre survenu en course sans garantie.
- l’assurance du transport sanitaire
- Le transport de malades assis suppose un conventionnement et constitue une activité distincte, à déclarer en plus de l’activité de taxi.
Taxi ou VTC : pourquoi le contrat n’est pas le même
Taxi et VTC exercent le même métier sous deux régimes différents, et l’assurance suit le régime plutôt que le métier. Le taxi détient une autorisation de stationnement qui lui ouvre la maraude et les stations ; le VTC travaille sur réservation préalable. Cette différence change l’exposition au risque et les garanties utiles.
La maraude concentre les kilomètres en ville, à faible vitesse, dans le trafic et les arrêts répétés. C’est le terrain des accrochages, des portières ouvertes sur un cycliste, des chocs de stationnement : des sinistres fréquents et peu coûteux, qui pèsent pourtant sur le coefficient de réduction-majoration.
Le véhicule lui-même diffère. Taximètre, lumineux, imprimante, parfois terminal de paiement : ces équipements sont réglementaires et ils ont une valeur. S’ils ne sont pas mentionnés au contrat, leur remplacement après un vol ou un incendie reste à votre charge.
Enfin l’autorisation de stationnement peut être un actif, ce que n’est jamais la carte VTC — mais cela dépend de sa date. Celles délivrées avant le 1ᵉʳ octobre 2014 peuvent être présentées à un successeur à titre onéreux ; celles délivrées depuis sont personnelles et incessibles. Quand la valeur existe, elle n’a rien à voir avec celle du véhicule, et un contrat taxi sérieux la traite comme un poste à part entière.
- Taxi
- Autorisation de stationnement délivrée par la commune ou la préfecture, maraude et stations autorisées, équipements réglementaires obligatoires, tarif encadré.
- VTC
- Carte professionnelle et inscription au registre, course réservée à l’avance, pas de maraude ni de stationnement en attente de clientèle, prix libre convenu d’avance.
Quelle assurance est obligatoire pour un taxi ?
Un taxi doit être assuré en responsabilité civile circulation, comme tout véhicule, mais avec l’usage « transport de personnes à titre onéreux » déclaré au contrat. C’est cette mention qui engage l’assureur lorsqu’un passager rémunéré se trouve à bord. Sans elle, le sinistre peut rester intégralement à votre charge.
La responsabilité civile couvre les dommages causés aux tiers, passagers compris. Elle est obligatoire et sans plafond pour les dommages corporels. C’est le socle, et c’est le seul élément réellement imposé par la loi.
Tout le reste relève du choix, et c’est là que les contrats se distinguent : garantie du conducteur, dommages au véhicule, vol et incendie, bris de glace, équipements professionnels, valeur de la licence, véhicule de remplacement adapté, indemnités en cas d’arrêt.
La responsabilité civile professionnelle, elle, répond des dommages causés dans l’exercice de l’activité en dehors de la circulation : un bagage abîmé lors du chargement, un client blessé en montant à bord pendant que le véhicule est à l’arrêt. Elle complète la RC circulation, elle ne la remplace pas.
La licence : ce que le contrat doit protéger, et à quelle condition
Tout dépend de la date de votre autorisation. Délivrée avant le 1ᵉʳ octobre 2014, elle peut être cédée à un successeur à titre onéreux et constitue souvent le premier actif du chauffeur ; délivrée depuis, elle est personnelle, gratuite et incessible. Seule la première a une valeur à assurer.
Si votre autorisation est cessible, trois points se vérifient avant de signer, et ils ne figurent pas sur le devis commercial : la garantie de la licence existe-t-elle, à quel plafond, et ce plafond suit-il la valeur réelle de l’autorisation dans votre département.
Une valeur figée à la souscription vieillit mal. Si le plafond a été fixé il y a dix ans, il ne reflète plus le marché, et la différence reste pour vous. Nous reprenons ce montant à chaque échéance au même titre que les capitaux du véhicule.
La question se pose avec une acuité particulière quand la licence a été achetée à crédit. Un sinistre total qui n’indemnise pas l’autorisation laisse l’emprunt à rembourser sans l’outil qui le finançait.
Immobilisation : ce qui vous fait perdre des courses
Un taxi immobilisé ne produit plus rien, et un véhicule de remplacement ordinaire ne suffit pas : sans taximètre ni lumineux, il n’autorise pas l’exercice. La durée de mise à disposition et la nature du véhicule prêté sont donc deux clauses à lire avant de signer, jamais après le sinistre.
Les contrats prévoient le plus souvent un véhicule de courtoisie de catégorie équivalente, ce qui ne veut pas dire équipé. Demandez explicitement si le véhicule prêté est homologué pour le transport de personnes et s’il porte les équipements réglementaires, faute de quoi la garantie vous laisse mobile mais pas en activité.
L’autre levier est l’indemnité journalière d’immobilisation, versée par jour d’arrêt au-delà d’une franchise exprimée en jours. Elle ne remplace pas une recette, elle amortit la charge fixe qui continue de courir : loyer du véhicule, échéance de la licence, cotisations.
Le délai d’obtention compte autant que le montant. Un contrat qui indemnise bien mais lentement ne résout pas le problème du mois en cours, et c’est précisément ce que nous vérifions avant de proposer un contrat plutôt qu’un autre.
Ce qui fait varier le prix d’une assurance taxi
Le tarif d’une assurance taxi se construit sur quatre éléments : votre relevé d’information, la zone où vous exercez, le véhicule et les garanties retenues. À profil égal, l’écart entre deux propositions vient presque toujours des garanties et des franchises, pas d’une remise commerciale.
Le relevé d’information pèse le plus lourd. Il retrace cinq ans de sinistres et de coefficient, et c’est la seule pièce que personne ne peut arranger. Un chauffeur sans sinistre responsable depuis trois exercices change de catégorie tarifaire.
La zone d’exercice vient ensuite. Paris intra-muros et la petite couronne concentrent la fréquence de sinistres la plus élevée d’Île-de-France ; une activité centrée sur la Seine-et-Marne ou le Val-de-Marne ne se tarife pas de la même façon.
Enfin la franchise. Une franchise basse rassure et coûte cher à l’année ; une franchise haute allège la cotisation mais doit rester absorbable un mois où le véhicule est à l’atelier. C’est un arbitrage de trésorerie avant d’être un arbitrage d’assurance, et il se fait avec vos chiffres sous les yeux.

Cette page décrit le cadre. Votre contrat, lui, a ses propres lignes.
Envoyez-nous le vôtre, ou décrivez-nous votre activité en deux phrases. Nous vous dirons ce qu’il couvre réellement, ce qu’il laisse de côté, et si changer a un intérêt.
Les erreurs, les limites et les alternatives
Assurer un taxi sous un contrat VTC
Les deux régimes sont distincts et l’assureur garantit l’usage déclaré. Un véhicule exploité sous autorisation de stationnement, qui marchande et prend en charge à la station, n’est pas couvert par un contrat établi pour une activité sur réservation préalable.
Croire qu’un véhicule de courtoisie suffit
Un remplacement de catégorie équivalente n’est pas un remplacement équipé. Sans taximètre ni lumineux, le véhicule prêté ne permet pas d’exercer : vous êtes mobile, pas en activité, et les courses continuent de se perdre.
Toutes les licences n’ont pas de valeur à assurer
Les autorisations délivrées depuis le 1ᵉʳ octobre 2014 sont personnelles, gratuites et incessibles : il n’y a rien à garantir de ce côté. Pour les antérieures, qui peuvent être cédées à un successeur, la garantie existe mais son plafond a souvent été fixé à la souscription et n’a plus bougé — l’écart reste à la charge du chauffeur.
Au-delà de quelques véhicules, la flotte change la donne
Un exploitant qui détient plusieurs autorisations et fait conduire des chauffeurs sort de la logique du contrat individuel. Une flotte regroupe les véhicules sous une échéance commune et se tarife sur la sinistralité du parc plutôt que sur chaque conducteur.
Ce que disent nos clients
Très bonne réactivité de Mr Fayet concernant une demande d information pour un contrat d assurance voyage. Dès le lendemain j ai été rappelée.
Je suis satisfait(e) des services proposés par cette assurance. Les démarches ont été simples, le personnel est à l’écoute et réactif. Les explications fournies sont claires et le traitement de mon dossier a été rapide. Je recommande cette assurance pour son professionnalisme et la qualité de son accompagnement.
Avis publiés sur les fiches Google de nos agences, reproduits sans modification. Chaque avis renvoie à sa fiche d’origine.
Nos sources
- Service-public — Devenir chauffeur de taxi — L’autorisation de stationnement, les équipements réglementaires du véhicule et les obligations d’assurance de l’exploitant.
- Bureau central de tarification — Le recours lorsque aucun assureur n’accepte de couvrir la responsabilité civile obligatoire.
Ce qu’on nous demande avant de signer
Les questions qui reviennent le plus souvent au téléphone. Si la vôtre n’y est pas, posez-la-nous.
Un contrat d’assurance VTC couvre-t-il une activité de taxi ?
Non. Les deux régimes sont distincts et l’assureur garantit l’usage déclaré. Un véhicule exploité sous autorisation de stationnement, avec maraude et prise en charge à la station, doit être assuré comme taxi. Exercer sous un contrat VTC expose à un refus de garantie après sinistre.
La licence de taxi peut-elle être assurée ?
Seulement si elle a une valeur, donc si elle a été délivrée avant le 1ᵉʳ octobre 2014 : depuis cette date, les autorisations sont personnelles et incessibles. Dans le premier cas, une garantie spécifique existe chez certaines compagnies et intervient quand le véhicule est détruit ou volé et que l’exploitation s’arrête. Vérifiez son plafond et son actualisation.
Puis-je transporter des malades assis avec mon contrat taxi ?
Le transport de patients pour le compte de l’assurance maladie suppose un conventionnement et constitue une activité à déclarer. Même occasionnelle, elle modifie le risque et doit figurer au contrat. Non déclarée, elle peut fonder une réduction d’indemnité en cas de sinistre pendant une course de ce type.
Que se passe-t-il si mon taxi est immobilisé après un accident ?
Cela dépend de deux clauses. Le véhicule de remplacement, s’il est prévu, doit être équipé pour que vous puissiez travailler. L’indemnité journalière, si elle existe, se déclenche après une franchise exprimée en jours. Ces deux points se vérifient à la souscription, pas au moment du sinistre.
Mes passagers sont-ils couverts ?
Oui. La responsabilité civile obligatoire couvre les dommages corporels des passagers transportés, sans plafond. Ce qui n’est pas couvert d’office, c’est vous : la garantie du conducteur est facultative, et c’est le poste le plus souvent sous-dimensionné chez un professionnel qui passe sa journée au volant.
Puis-je exercer en taxi et en VTC avec le même véhicule ?
La double activité existe mais elle doit être déclarée telle quelle, car elle cumule deux expositions. Un contrat établi pour l’une des deux seulement laisse l’autre sans garantie. Signalez-la dès la souscription : l’avenant est simple, le refus de garantie après coup ne se rattrape pas.
Intervenez-vous en dehors de l’Île-de-France ?
Nos agences sont en Île-de-France et c’est là que nous connaissons le terrain, les zones et les habitudes des compagnies. Nous étudions néanmoins les dossiers de toute la France : les démarches se font à distance et l’attestation vous parvient par e-mail.
Autres assurances
Assurance VTC
Un contrat qui tient la route quand vous roulez douze heures par jour, et un interlocuteur qui décroche.
RC pro VTC
L’attestation dont le registre a besoin, et la garantie qui répond quand un client met en cause votre responsabilité.
Flotte automobile
Une seule échéance, un seul interlocuteur, et des véhicules qui entrent et sortent du parc sans paperasse.
Ce qui vous retient, probablement
Ces cinq craintes sont celles que nos clients expriment le plus souvent. Autant y répondre avant que vous ayez à poser la question.
- « On me répond pour souscrire, plus pour résilier. »
- La résiliation de votre ancien contrat fait partie du dossier que nous montons. Nous rédigeons le courrier, nous l’envoyons, et nous vérifions que les prélèvements se sont bien arrêtés à l’échéance suivante.
- « Ma cotisation augmente sans qu’on m’explique pourquoi. »
- Nous reprenons votre contrat à chaque échéance, avant l’avis de prélèvement. Si la prime bouge, vous savez pourquoi et ce qu’on peut faire, plutôt que de le découvrir sur votre relevé bancaire.
- « Au sinistre, l’agence n’a la main sur rien. »
- C’est le reproche le plus fréquent fait au secteur. Ici, le dossier reste entre les mains de la personne qui l’a monté : nous suivons l’indemnisation, nous relançons l’expert, et nous intervenons quand ça traîne.
- « Je n’arrive jamais à les joindre. »
- Un interlocuteur identifié, deux agences où pousser la porte, et un bouton de rappel sur ce site. Pas de serveur vocal entre vous et la personne qui connaît votre dossier.
- « Combien ça me coûte de vous solliciter ? »
- Rien. Notre rémunération est intégrée à la prime versée à la compagnie, comme pour tout intermédiaire en assurance. Ni frais de dossier, ni honoraires, y compris si vous ne donnez pas suite.
Parlons de votre situation, pas d’un tarif moyen.
Décrivez-nous votre activité et votre contrat actuel. Nous revenons vers vous sous 24 heures ouvrées avec une proposition chiffrée, ou avec les raisons pour lesquelles nous ne sommes pas les mieux placés.
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